Feu ardent
Un chant au Saint-Esprit, invoquant sa présence transformante comme feu divin qui consume, purifie et sanctifie.
À propos de ce chant
L'Esprit Saint : feu d'amour
Le cœur théologique de ce chant est l'identification de l'Esprit Saint au feu divin, image omniprésente dans la révélation. Au matin de la Pentecôte, l'Esprit descend sous forme de langues de feu (Ac 2,3). Saint Augustin enseigne que l'Esprit Saint est l'Amour mutuel du Père et du Fils, leur Don éternel (De Trinitate XV). Saint Thomas d'Aquin précise : 'Le nom Amour convient proprement à l'Esprit Saint' (Somme Théologique I.37.1). Le feu consume ce qui est impur, réchauffe ce qui est refroidi, éclaire ce qui est dans l'obscurité - trois mouvements que ce chant déroule de couplet en bridge.
La structure trinitaire de la prière
Le deuxième couplet révèle la structure trinitaire profonde du chant : 'Vers le Père tu nous tournes / Vers Jésus tu nous conduis.' C'est la mission propre de l'Esprit Saint telle que définie par le Christ lui-même : il ne parle pas de lui-même (Jn 16,13), mais glorifie le Fils (Jn 16,14), qui est lui-même le Chemin vers le Père (Jn 14,6). Le Catéchisme enseigne : 'La mission de l'Esprit Saint n'est jamais à part de celle du Christ' (CEC 687). L'Esprit est l'artisan intérieur de la vie trinitaire dans l'âme.
Le bridge : un programme de sanctification intégrale
Le bridge est une théologie dense de la sanctification. Libération des chaînes (Is 61,1 ; Lc 4,18), guérison du corps (1 Th 5,23), purification de l'être tout entier, et théosis - 'Jusqu'à nous rendre semblables à toi' - qui rappelle 2 Co 3,18 ('transformés en la même image, de gloire en gloire') et la formule de saint Irénée reprise par le Catéchisme (CEC 460) : 'Le Fils de Dieu s'est fait homme pour que l'homme devienne Dieu.' Le bridge aboutit ainsi à la finalité ultime de toute la vie chrétienne.